Titre : Letzte Minute (Schleschte oder Gute)
Listen : « Letzte Minute » - Killerpilze.
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Obscurité. Lumière. Paradis. Enfer. Blanc. Noir.
Bill. Tom.
Tout est si différent, et pourtant ces mots contrastés se complètent et s'emboîtent l'un à l'autre. Tout est lié. D'une façon ou d'une autre.
« - Tu t'en vas ?
- Oui. »
Deux personnes. Deux physiques opposés, alors qu'ils sont censés être de vrais jumeaux. Rapprochés par le sang, rapprochés par le c½ur ...
Trop près de cet endroit sensible.
« - Tu ne reviendra pas ?
- Non.
- Jamais ?
- Jamais. »
Ton
neutre. Ils essayent tant bien que mal à cacher leurs émotions. Mais pour le plus jeune, c'est tellement difficile qu'il commence à pleurer. Sans bruit. L'autre s'en aperçoit.
« - Pleures pas ...
- ...
- On peut pas continuer. Tu le sais ...Tout le monde le ...
- MAIS JE T'AIME MOI. »
Cris.
Sanglots. Cela devient trop dur à tenir, après tout ce qu'ils avaient enduré.
Warum ?
Pourquoi. Pourquoi doivent-ils se séparer ? Faire leurs vies chacun de leur côté, séparés par des milliers de kilomètres ? Pour faire plaisir à leur famille, leurs amis ?
Alors que eux, ils s'aiment.
« - Moi aussi ...
- Alors, pourquoi ?
- Parce que c'est comme ça Bill. Parce que notre relation, c'est horrible aux yeux des gens. Parce que je t'aime. Parce que je veux plus que tu souffres.
- Restes ... »
Ein Letzte Minute
Ein Schleschte oder Gute ...
Il s'approche finalement de lui. Le prend dans ses bras. Son jumeau le serre de toutes ses forces au niveau de son cou avec ses avant-bras. Comme si il avait peur qu'il disparaisse. Lui, il lui murmure des mots doux à l'oreille, dont il en a le secret pour le calmer.
La pièce a beau être tamisée dans le noir, leur amour brille su tous les murs.
« - Pars pas Tom ...
- Shhht. J'suis là pour l'instant. Calmes toi ...
- ...Juste une minute. Une dernière minute. Avec toi ... »
La main du guitariste agrippe en douceur celle de son homologue.
Nimm' meine Hand ein Letztes mal ...
Ils se regardent. Les yeux du brun sont voilés par un nombre incalculable de larmes.
Démoli. Brisé.
Mort.
On allait le tuer. Démolir sa vie. Briser ses rêves. Ses rêves avec Tom. Sa vie avec Tom.
Alles.
« - Ca gâche ton visage d'ange quand tu pleures.
- D'ange ?
- T'es mon ange à moi.
Für immer. »
Un ange. Son ange. Qui est un démon aux yeux des autres.
Pour eux, à cet instant, le monde n'existe plus. Le temps est figé. La vie et la mort sont incontrôlables.
Leur amour est incontrôlable.
« - Embrasses moi Bill. »
Ein Letztes mal.
Malgré les apparences, c'est plus une demande remplit de tendresse qu'un ordre. Le chanteur, d'abord hésitant, pose ses lèvres sur celles rougies de son jumeau.
Frisson
non contenu. Pour les deux. Chaque baiser pour eux est unique. Jamais un goût de déjà-vu.
Les mains se baladent et revisitent le corps de l'autre, même si ils se connaissent par c½ur. Leurs langues jouent entres elles, tantôt tendrement, tantôt passionnellement.
Ils ont peur de demain. De l'avenir. Leurs projets s'effondrent, comme l'on fait tomber un château de cartes.
« - Tom ...
Ein Letztes Mal ...Dich und Mich. »
Cerveau
déconnecté de la réalité. Le dreadeux ne voit que Bill. Bill et ses formes si parfaites. Bill et son plaisir non consumé lorsqu'ils s'embrassent. Bill et ses « Je t'aime » à en crever.
Il le pousse lentement vers le lit. Autant y passer le plus de temps possible.
Vivre.
Chaque minute. Chaque seconde.
Ils s'allongent. Tom au dessus de son jumeau, celui-ci à moitié heureux, à moitié désespéré.
Heureux pour ce qui va suivre.
Désespéré pour ce qui arrivera après cette nuit.
« - Ne penses à rien. Juste à maintenant. A moi. A nous. »
Larmes de joie. Sourires tristes, mais
amoureux.Et c'est parti.
Les vêtements ne sont très vite qu'on vieux souvenir. Juste un boxer recouvre leurs corps. La langue de Tom retrace inlassablement le tatouage en force d'étoile sur l'aine du brun, qui à ses mains perdues dans les locks emmêlées de son grand frère.
Ses dreads. Elles sont différentes des autres.
Parce que c'est un ange qui les portent.
Dernier tissu. Gémissements.
Plainte.
« -Descends ... »
Il s'exécute. Dévoilant la partie intime de son jumeau, dressée par le plaisir.
La châtain joue avec quelques instants. Soufflant, embrassant du bout des lèvres. Provoquant de la frustration chez Bill. Il n'aime pas quand Tom le fait attendre.
Celui-ci, lorsqu'il vit que l'androgyne était au bout du rouleau, il le prend lentement en bouche.
Sadisme oblige.Coups de langues irréguliers et insoutenables pour Bill. Il en veut plus. Toujours plus. Ce n'est que quand Tom le prend entièrement qu'il commence à perdre pied. Les va-et-vient et les cris suraigus du brun accélèrent au fil des secondes.
Spasmes.
Le guitariste avale la semence qui vient d'arrive dans sa cavité buccale. Ca y'est, il vient de lui faire voir les étoiles.
Il enlève à son tour son boxer.
Il jette un coup d'½il à Bill. Ses yeux sont rivés vers la fenêtre, sa respiration est moins saccadée. Son corps est en sueur. Il est ailleurs.
Er Weint.
« - Bill ...
- P-pardon ...J'ai peur Tom ...J'ai peur de rester tout seul dans le noir ...Toute ma vie ...
- Nan. Un rayon de soleil, ça ne vit pas dans l'obscurité. »
Un rire. Un rayon de soleil ?
La main de Tom caresse avec douceur la joue de son amant. Une peau douce. Un teint frêle. Il aurait presque peur de le briser rien qu'en le touchant.
« - Prends-moi. Maintenant. Pour qu'on n'oublie jamais. »
C'est la première fois que Bill parle de cette façon.
« - On s'oubliera jamais Bill. C'est impossible. »
En disant ses mots, il venait de se placer devant son intimité, ayant au préalable disposé les jambes du brun de chaque côté de ses hanches.
« - Oui ... »
Heutes Der Tag
Er ist so Dunkel, ist so Schwarz ...
Un premier coup de rein. Ca fait mal. Mais la douleur se remplace très vite pas le plaisir.
Tom rentre de plus en plus vite en Bill. En restant doux. Car tous ses gestes de sont pas sexuels, non.
Ils sont passionnels et amoureux.
« - Plus vite ... »
La châtain n'accède pas à la demande. Il prend juste la virilité du chanteur dans un de ses mains et entame un long va-et-vient.
Trop de
délice. De caresses. Trop d'
amour. Et ils en redemandent.
« - Je ...Haaaan ...Vais ...Venir ... »
Le brun n'en mène pas large non plus. Il est fatigué de son premier orgasme, d'il y'a quelques minutes. Tom n'arrête pas. Mais il en veut encore.
Ils atteignent le paroxysme au même moment. L'un se déverse dans une main, l'autre dans une partie intime.
Le dreadeux roule sur le côté. Il prend son jumeau dans ses bras. Il pleure encore.
« - J'veux pas ...
- Je sais.
- Pas maintenant ...Pas demain ...Ni tous les autres jours ... »
- Je sais ...
- J't'en supplie Tom ... »
Bitte gib' mir Noch ...
Eine Letzte Minute.
Il l'embrasse. Son homologue se laisse totalement faire. Il est épuisé, et pourtant il sait qu'il ne dormira pas cette nuit. Tom aussi.
« - Ca va aller. Promis ...Dors maintenant.
- Tu pars pas ...Hein ?
- J'te le jure. »
Bill se blottit contre lui. Il lui fait confiance.
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Les rayons de soleil pénètrent lentement la pièce, à travers les rideaux en tissu blanc. Une tignasse brune emmer
ge (Nda : j'avais mit "emmerde" ...xd) lentement de son sommeil. Une main cherche à tâtons quelque chose ou quelqu'un sur l'autre côté du lit.
« - Hnn ...Tom ? »
Aucune réponse. L'androgyne ouvre ses yeux tout collants.
Personne.
Son c½ur s'accélère instantanément. Son téléphone portable n'est plus sur la table de chevet. Ses vêtements d'hier ne sont plus éparpillés au sol, alors que les siens y sont encore.
Pleurs.
Sanglots. Frissons. Peur. Il ne se retient plus. Il explose en mille morceaux à l'intérieur.
Lass Mich nicht Hier.
Nicht allein in Der Nacht.*
“- Mon coeur ...”
Un corps contre le sien. Deux bras autour de sa taille. Un souffle chaud contre son cou.
Un baiser langoureux et rassurant.
La pire peur de sa vie. C'est ce qu'il vient de vivre.
« - ...Oh Gott ...J'ai ...J'ai cru que ...
- J'étais parti à l'accueil pour prolonger notre séjour à l'hôtel.
- Prolonger ... ?
- Oui. Tu sais ...Finalement, on s'en fou des autres. J'ai été con d'agir comme ça hier soir. On va partir, tous les deux, loin d'ici.
- C'est ...Vrai ?
- Ouais. »
Baiser fougueux. Il était tellement heureux ...
Ensembles. Toujours.
Ce n'est qu'une simple minute qui a fait changer leur destin. Je vous l'avait bien dit que
malheur rime avec
bonheur. Et que tout contraste s'emboîte d'une façon ou d'une autre.
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Pourrit hein ? x3.
J'espère que ça vous aura plu.
J'voulais que Tom parte à la fin, mais finalement j'ai pas put xdd.
[right]Music (Paroles en italiques) : "Letzte Minute" - Killerpilze
* : "Wir" - Killerpilze